La Caravane de la Mémoire de Decize à Baigneux-les-juifs

Par Anne Bramard Blagny

Le tango peut changer la vie des patients Alzheimer ! Aidez à le faire savoir !


Créé par
Anne Bramard Blagny


67 contributeurs ont engagé 3 045€ pour soutenir ce projet


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Ce projet a été financé avec succès le 29/03/2017
Dijon
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Le tango peut changer la vie des patients Alzheimer ! Aidez à le faire savoir !

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Anne Bramard Blagny

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A propos du projet


La population vieillit. Près de 900 000 personnes souffrent de troubles de type Alzheimer qui ne se guérissent pas.

Ce projet propose la mise en place d'une thérapie alternative complémentaire associant Musique et Mouvement.

Les premiers résultats obtenus, spectaculaires, conduisent à un double projet de formation et de recherche, mené dans une quinzaine de lieux, par des chercheurs de l'INSERM et du CNRS dont ABB reportages assure le relais en images.

Si les conclusions sont positives, cela conduira à une publication scientifique qui entrainera un changement de prise en charge et de regard sur des personnes âgées.


"J'oublie tout sauf le tango !"


Ils s'appellent Ida, Rosette ou Willy... au son de la musique et au rythme du tango ils reprennent goût à la vie ! 


La Caravane de la Mémoire, c'est 

plus de 60 personnes formées !

une quinzaine d'étapes partout en France et même en Argentine !

 600 personnes âgées mobilisées ! 

Et bientôt, 60 000 grand-mères et grand-pères au tango ! 


Chaque étape de la Caravane se construit avec les structures d'accueil sur des ateliers de nature et de durée variable : en Côte d'Or, dans la Nièvre, le Cher, le Var, en France, en Europe et jusqu'en Amérique du Sud. Des musiciens, des danseurs de Tango et des chercheurs se relaient pour conduire cette expérience. Sur chaque lieu, un tournage documente et accompagne ces moments décisifs. 

Le but est, sur recommandation d'un comité scientifique, la publication d'une étude produite par l'équipe de chercheurs de l'Inserm pour valider le procédé qui, au final, peut être moteur d'un véritable changement de regard de la société sur les personnes âgées. 



Deux étapes décisives de cette caravane : Decize et Baigneux les Juifs !


Première étape :


 À Decize, pilote et locomotive du projet, le travail s'inscrit dans la duréeEn effet, dans cette petite ville, en Loire assise, on a la musique au  cœur ; Marguerite Monnot, l’enfant du pays, y a composé les mélodies du répertoire d’Edith Piaf, inscrites dans le vécu de chacun. Dans    les EHPAD des Sables Roses et Chaumes d’Aron, « on interpelle Milord », on « ne regrette rien »… On chante souvent, on ne demande    qu’à danser. Et peu importent les années.


 La recherche "Musique, Tango et Cerveau" a été développée à Decize avec des musiciens, des danseurs ainsi que des chercheurs du CNRS et  de l'Inserm. En 2011, le travail a été mené dans des ateliers animés par des musiciens du Conservatoire à Rayonnement Régional de  Bourgogne   encadrés par Emmanuel Bigand, professeur de psychologie cognitive, chercheur CNRS UMR 5022 de l'Université de  Bourgogne. On peut apercevoir un extrait ici (Après ce visionnage, pour revenir au Cocoricauses, cliquer sur l'onglet "La Caravane de la Mémoire" en haut de votre écran) :  http://www.universcience.tv/video-alzheimer-la-musique-freine-la-maladie-5627.html  

Ce travail a été poursuivi, avec l'ouverture d' ateliers comparés « tango/ gymnastique douce » par Romain Garnier, et continue toujours actuellement avec la décision d'envoyer en mars, deux animateurs et aide-soignants des Sables Roses en formation "tango pour personnes dépendantes", ouverte par France Mourey, chercheuse motricité dans la maladie d'Alzheimer à l'Inserm U1093 à l'Université de Bourgogne, associée depuis le début au projet, « référente » en ce qui concerne le Mouvement. Elle témoigne notamment ici (Après ce visionnage pour revenir au Cocoricauses, cliquer sur l'onglet "La Caravane de la Mémoire" en haut de votre écran) http://www.inserm.fr/tout-en-images/les-allegros-d-alzheimer-pour-comprendre-l-influence-de-la-musique-sur-le-cerveau/mouvement-danse-tango-et-rehabilitation

 De plus, tout cela continue en 2017. En effet, c'est en mars que vont démarrer les ateliers animés par Carolina Udoviko, danseuse de tango et chorégraphe, dans le but de permettre aux chercheurs de l'équipe de finaliser une étude scientifique, dont la publication pourrait permettre de valider officiellement, dans les EHPAD, cette double pratique de la Musique et du Tango. L'étude, dans le champ de la cognition motrice, sera menée par Danilo Spada et Romain Garnier et supervisée par France Mourey.

Ce sont ces ateliers, impliquant la venue de danseurs, musiciens, chercheurs et documentaristes dont nous cherchons le financement.


Deuxième étape : 

À Baigneux-les-juifs, le travail s'inscrit également dans une grande attention à la musique développée sur place par le Hors saison Musicale de Pour Que l'Esprit Vive. Cette démarche qui a conduit des musiciens professionnels de haut niveau à la Marpa de Baigneux-les-juifs a valu à cet établissement un prix de l'Innovation décerné par la Mutualité Sociale Agricole (MSA). 


Dans cette petite ville au coeur du pays Burgonde où l'accordéon et la vielle ne sont jamais très loin, le projet musique et Tango s'est inscrit tout naturellement dans l'histoire des lieux.

Comme à Decize, danseurs, musiciens, chercheurs et documentaristes se succéderont à partir du mois de mars, pendant 3 mois à raison d'un atelier par semaine chaque jeudi.

Ce sont ces ateliers dont nous cherchons le financement. 


À quoi servira la collecte ?

Cette collecte participera au financement des frais divers des deux étapes précédemment citées.

 

Tout d'abord, il faut savoir que ce projet est celui du partage d’un engagement et d’une conviction.

 

Les lieux retenus accueillent le projet, et le financent partiellement. Ils mettent à disposition les espaces, un animateur, un ou plusieurs aide-soignants; ils accueillent aussi les équipes de ABB reportages (conférencier, danseur, musiciens) et l'équipe de chercheurs.

 

Chaque lieu envoie des aide-soignants à la formation organisée par l'Inserm sur le campus de l'université Bourgogne-Franche Comté, ces frais étant pris en charge en interne.

 

La MARPA de Baigneux participe de plus via un apport de la MSA (Mutualité Sociale Agricole).

 

L'Inserm délègue deux attachés de recherche (cognitif et moteur) sur chaque lieu sur son propre budget. Une autre source de financement soutient la recherche.

 

Cependant, c'est ABB qui tient les clés du projet partiellement financé par la Fondation Transmission et Fraternité.

 

ABB recherche encore, pour l'ensemble de ces deux lieux, et par Cocoricauses, le financement des artistes du projet, et notamment des musiciens, soit 3000 euros pour une vingtaine d’inteventions.

 

Si le crowdfunding Cocoricauses permet de trouver plus de 3000€, tant mieux, ce sont les tournages et la communication qui seront démultipliés.

 

La quête de financement complémentaire s'appuie sur la force du premier documentaire de ce projet, "La Mélodie d'Alzheimer" qui avait était soutenue par de nombreux partenaires.




Les origines du projet 

Une première expérience innovante "La Mélodie d'Alzheimer"


Ce projet est né d'une aventure avec une quinzaine de patients à l'Abbaye de La Prée, en séjour thérapeutique, entre 2010 et 2014. Des ateliers de musique et de tango avaient ponctué la vie quotidienne, encadrés par des chercheurs des laboratoires CNRS et Inserm.  

Ida ne parlait pas, ne souriait pas. Elle s'est transformée en assistante improvisée, corrigeant les autres avec bonheur sur des pas de Tango...C’est elle qui devint l’interlocuteur privilégié de Jean- Claude, avocat d’une soixantaine d’années. Il retrouva lui aussi la joie du partage. Georgette, Rosette, Paule, Suzanne, Willy ont emboîté le pas!

"La Mélodie d'Alzheimer", documentaire tout en poésie qui avait été tourné à cette occasion , a conduit à s’interroger sur les indispensables changements à apporter en matière de prévention, soin et prise en charge des maladies neurodégénératives.

Bien au-delà du simple témoignage, ce travail audiovisuel appelle à de véritables questionnements et participe à la recherche sur le sujet. Il s’appuie sur les propos de certains des plus grands spécialistes des maladies neurodégénératives, des chercheurs en neurologie, neuropsychologie et psychologie cognitive. Avec les artistes, ceux-ci apportent un éclairage scientifique, médical et humain sur la métamorphose spectaculaire de l’état des patients.

44 programmes courts complètent à ce jour le projet audiovisuel dont les Allegros, portraits de chercheurs sont le plus beau fleuron.

A propos de ces Allegros, Jean-Pierre Ferry, Médecin coordonnateur en Ehpad écrit ...

"La petite mélodie qui accompagne les vidéos des "Allegros d''Alzheimer" me trotte dans la tête. Cette place de la musique dans la relation avec nos patients déments m'a toujours interrogé. Les sempiternelles rengaines que l'on entend dans nos Ehpad, loin d'être inadaptées car faisant partie du passé de nos aînés, me semblent quelque part être l'expression d'une certaine facilité ou tout du moins d'une difficulté d'aller plus loin. 

Ces "Allegros" restent dans mon parcours professionnel une belle utopie, utopie au sens qu'en donne A. Jacquard... "une étoile lointaine vers laquelle on prend la décision de se diriger. Il ne s'agit pas de l’atteindre, mais d'être fidèle à l'attraction de sa lueur, même lorsqu'elle est à peine discernable dans le brouillard".

L'important pour moi est, aujourd'hui, de pouvoir partager avec vous ces idées sur la place de la musique pour aller plus en avant dans la communication avec nos patients. Le vécu de ces patients "perdus dans leur mémoire" ou "dans le crépuscule de leur raison" (J Maisondieu) restent un monde mystérieux mais attachant."



Le mot de la réalisatrice...

Après avoir bourlingué sur tous les continents, réalisé des dizaines de documentaires, j’en suis arrivée à m’interroger sur ce que je considère comme étant dans toutes les civilisations l’un des plus grands mystères existants : l’essence, le sens et le pouvoir de la Musique et de la Danse. Alors, je me suis retrouvée avec des musiciens et des danseurs dans des écoles, des conservatoires, des concerts ; puis avec des médecins, dans des hôpitaux, des centres d’accueil de personnes âgées et enfin avec des scientifiques dans leurs laboratoires. 

C’est lorsque je suis arrivée, avec eux tous, dans les Maisons accueillant des personnes atteintes de troubles dégénératifs de type Alzheimer, que j’ai vraiment pris conscience de cette force de la Musique et de la Danse et de l’importance qu’il y a de le faire savoir. 

Bouleversée par l’isolement, l’enfermement de ces patients qui ont la mémoire qui « flanche », j’ai suivi leur transformation, celle de leur visage, de leur corps, de leur humeur au fil des ateliers. Je les ai vus et entendu se souvenir des mélodies, des paroles, en apprendre de nouvelles, retrouver le goût de la danse, du partage et de la vie. J’ai observé les médecins enregistrant les progrès. J’ai suivi les scientifiques de l’Inserm et du CNRS analysant les résultats de ces transformations. Cela a pris des semaines, des mois, des années, et j’ai décidé de faire connaitre cette incroyable expérience nourrie de centaines d’heures de rencontres.



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